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LES MONDES INVERSES AU MIROIR LIQUIDE
C’est par l’observation des reflets dans les étendues d’eau, et notamment dans les flaques laissées par la pluie après son passage, que m’est venue cette idée d’utiliser ces miroirs liquides pour refaçonner le paysage.
Mes prises de vues m’imposent un cadrage et une composition inversée de mes photos, c’est pourquoi elles n’ont leur véritable impact visuel que lorsqu’elles prennent forme sur mon papier. L’effet surréaliste des « Mondes Inversés » m’apparaît dès lors que je me trouve face à une image à l’envers par rapport à la réalité. Par cette inversion de la photographie, par cette nouvelle dimension de la réalité reflétée, je prends conscience des limites entre notre compréhension, notre appréhension et notre vision de la réalité.
Par cet effet d’inversion de l’image à 180°, les lieux ainsi photographiés deviennent des hors lieux, car la combinaison du reflet et de son environnement proche (les pavés, les feuilles mortes, les divers aspects du bitume…) abolit les frontières entre ciel et terre.
Les éléments du réel se fondent dans les reflets en une image surréaliste, les différents plans du visible s’inversent, mettant en déroute nos repères spatiaux et notre appréhension du monde visuel.
De cette confusion naissent les univers troublants et oniriques des « Mondes Inversés ».
Régis Guillaume
METAMORPHOSES
ANAMORPHOSES
« La photographie est une affaire de composition. C’est à partir de ce postulat que Régis Guillaume a travaillé. Mais, pour lui, le terme est à prendre à son sens le plus abouti : il ne s’agit pas simplement d’appréhender le réel et de le restituer dans une image, mais en quelque sorte de le recréer dans une structure visuelle où le développement et les surimpressions ont plus d’importance que le cadrage originel, un peu comme ces cinéastes qui ont le génie du montage. Au départ, il y a bien souvent des branches d’arbres, des tiges décharnées, où l’on devine parfois un bourgeonnement. Elles sont agencées, triturées de manière à ce que les structures ainsi créées se répondent dans un processus géométrique en forme d’équilibre/déséquilibre qui n’est pas sans rappeler les compositions picturales de certains peintres. En fond, le photographe a placé des structures géométriques simples et diaphanes, comme de délicats filigranes (des bandes, des croix) : le résultat est une étonnante construction, un rhizome tourmenté et simple à la fois. Les branches se croisent, s’entrecroisent dans un étrange faisceau, le végétal se métamorphose en structure presque cellulaire, la nature est travaillée au corps et restituée dans une hyper réalité étrange et onirique. Où est le début de ces étranges structures de branche ? Où est leur fin ? Régis Guillaume se plaît à brouiller les pistes… »
Hervé Lévy
Régis GUILLAUME
À propos de Régis GUILLAUME
Photographe de 36 ans, Régis Guillaume est originaire des Ardennes. Diplômé en philosophie, il est installé à Strasbourg depuis 1994.
Des Mondes inversés vus dans des étendues d’eau aux Métamorphoses, photographies modulables ou aux Anamorphoses, motifs de branches répétés, Régis Guillaume donne à voir de l’imaginaire dans des détails de notre environnement quotidien.
Depuis 2001, il est également artiste intervenant en photographie dans les écoles primaires de Strasbourg et de ses environs dans le cadre des activités périscolaires : réalisation de reportages et d'oeuvres plastiques en photographie, prises de vue et développement noir et blanc avec des groupes d'enfants de 6 à 12 ans.
LES MONDES INVERSES AU MIROIR LIQUIDE
C’est par l’observation des reflets dans les étendues d’eau, et notamment dans les flaques laissées par la pluie après son passage, que m’est venue cette idée d’utiliser ces miroirs liquides pour refaçonner le paysage.
Mes prises de vues m’imposent un cadrage et une composition inversée de mes photos, c’est pourquoi elles n’ont leur véritable impact visuel que lorsqu’elles prennent forme sur mon papier. L’effet surréaliste des « Mondes Inversés » m’apparaît dès lors que je me trouve face à une image à l’envers par rapport à la réalité. Par cette inversion de la photographie, par cette nouvelle dimension de la réalité reflétée, je prends conscience des limites entre notre compréhension, notre appréhension et notre vision de la réalité.
Par cet effet d’inversion de l’image à 180°, les lieux ainsi photographiés deviennent des hors lieux, car la combinaison du reflet et de son environnement proche (les pavés, les feuilles mortes, les divers aspects du bitume…) abolit les frontières entre ciel et terre.
Les éléments du réel se fondent dans les reflets en une image surréaliste, les différents plans du visible s’inversent, mettant en déroute nos repères spatiaux et notre appréhension du monde visuel.
De cette confusion naissent les univers troublants et oniriques des « Mondes Inversés ».
Régis Guillaume
METAMORPHOSES
Métamorphose : mot d’origine grecque qui signifie au-delà de la forme.
Les métamorphoses sont des assemblages symétriques de photographies interchangeables. Elles sont le produit d’une trans-formation.
Les photographies qui les composent ont pour sujet des éléments architecturaux pris en lumière naturelle. Mes cadrages me permettent d’en tirer des motifs graphiques propres à s’intégrer dans une double symétrie axiale, l’une verticale et l’autre horizontale. Dans mon travail la recherche de la forme pure se rapproche des mathématiques.
D’un point de vue esthétique, l’historien de l’art Hermann WEYL disait de la symétrie : « Qu’on conçoive le terme de façon large ou restrictive, la symétrie est une des notions sur lesquelles l’Homme s’est fondé, à travers l’histoire, pour comprendre et créer ordre, beauté et perfection ».
Chaque métamorphose illustre une dynamique des formes où le spectateur est doublement actif. D’une part dans ce qu’il ressent face à l’œuvre et parce qu’il peut la moduler de plusieurs façons, la métamorphoser, la trans-former.
Ces jeux de formes suggèrent à notre imaginaire des animaux fantastiques, des masques ou boucliers ornés d’entrelacs ou encore des sculptures abstraites à interprétation libre.
Mais ces œuvres sont aussi une remise en question de nos facultés.
Face à ce jeu de compositions successives, tels des kaléidoscopes, la mémoire visuelle fait défaut. En effet, l’assemblage nouveau est à peine terminé que l’ancien est oublié. Chaque métamorphose est une et multiple. Mais ce que nous pouvons très bien concevoir, nous ne pouvons l’imaginer, c’est-à-dire nous représenter mentalement toutes les variations possibles de cet assemblage.
Ainsi toute nouvelle métamorphose annihile la précédente tout en l’intégrant, puisque les motifs qui la composent sont les mêmes.
C’est pourquoi ces oeuvres m’évoquent ce principe philosophique qui selon les grecs anciens (Héraclite, Lucrèce) régit le monde, et qui sera repris dans la dialectique hégélienne du devenir : « Rien ne disparaît, tout se transforme ».
Idée qui sera reprise par le philosophe et physicien anglais David Bohm en ces termes : « Dans la nature, rien n’est constant. Tout est dans un état de transformation permanente, de mouvement et de changement. Cependant, nous découvrons que rien ne surgit de nulle part, sans rapport avec ce qui existait préalablement. De la même façon, rien ne disparaît sans laisser de traces, c’est-à-dire sans contribuer à des phénomènes existant ultérieurement. Cette caractéristique générale du monde peut être exprimée par un principe qui résume les conclusions d’un vaste domaine d’expériences diverses et qui n’a jamais été contredit par quelque observation ou expérience – scientifiques ou non – que ce soit, à savoir que toute chose dérive d’autre chose et donne lieu à encore autre chose. »
Régis Guillaume
ANAMORPHOSES
« La photographie est une affaire de composition. C’est à partir de ce postulat que Régis Guillaume a travaillé. Mais, pour lui, le terme est à prendre à son sens le plus abouti : il ne s’agit pas simplement d’appréhender le réel et de le restituer dans une image, mais en quelque sorte de le recréer dans une structure visuelle où le développement et les surimpressions ont plus d’importance que le cadrage originel, un peu comme ces cinéastes qui ont le génie du montage. Au départ, il y a bien souvent des branches d’arbres, des tiges décharnées, où l’on devine parfois un bourgeonnement. Elles sont agencées, triturées de manière à ce que les structures ainsi créées se répondent dans un processus géométrique en forme d’équilibre/déséquilibre qui n’est pas sans rappeler les compositions picturales de certains peintres. En fond, le photographe a placé des structures géométriques simples et diaphanes, comme de délicats filigranes (des bandes, des croix) : le résultat est une étonnante construction, un rhizome tourmenté et simple à la fois. Les branches se croisent, s’entrecroisent dans un étrange faisceau, le végétal se métamorphose en structure presque cellulaire, la nature est travaillée au corps et restituée dans une hyper réalité étrange et onirique. Où est le début de ces étranges structures de branche ? Où est leur fin ? Régis Guillaume se plaît à brouiller les pistes… »
Hervé Lévy
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2006
« Pont Churchill : Ombres et Lumières », Strasbourg, 67
« Florilège », le Colombier, Mouzon, 08
« Anamorphoses», La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
2005
« Métamorphoses », Harmonia Mundi, Strasbourg, 67
2004
« Compositions & Miroirs Liquides », Colombier, Mouzon, 08
« Mondes inversés II », Café de la nouvelle poste, Srasbourg, 67
« Vie des ombres I », Ex-Libro, Strasbourg, 67
2003
« Mondes Inversés II », Office du tourisme de Gambsheim, 67
« Mondes Inversés », La Stauberie, 25ème salon d’art Seloncourt, 25
« Fragments de tempête », La Boite à Boîtiers, Strasbourg, 67
« Mondes Inversés II », Centre Culturel de Seloncourt, 25
2002
« Vie des ombres I & II », Lilly France, Strasbourg, 67
2001
« Mondes Inversés I », Opéra café, Strasbourg, 67
« Mondes Inversés I », La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
2000
« Photo-Graphisme », Air France Siège, Roissy, 75
« Vie des ombres I », La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2007
« Métamorphoses » Galerie Alpha 7, Freibourg (D)
2006
« Traces », Festival entrelacs, Gérardmer
2005
« Liberté pour F. Aubenas et H. Announ », Chambre à Part, Strasbourg, 67
« Métamorphoses et Compositions », La Grange, Weyersheim, 67
2004
« Fragments de tempête », Festival Art & Nature, Strasbourg 67
2003
« Fragments de tempête », Stimultania, Strasbourg, 67
Depuis 2002
Participation au projet du « Set de survie artistique », mené par D.Hurstel
2000/2001
Babel Arts, Strasbourg, 67
2000/2002
Campagn’art, Neuwillers-lés-Savernes, 67
1999/2006
Ateliers Ouverts et Place des arts, 67
MÉDIAS
2002/2005
France 3 Alsace, Radio France Bleue, Magazine Repères, D.N.A et L’Est Républicain
2006
« Pont Churchill : Ombres et Lumières », Strasbourg, 67
« Florilège », le Colombier, Mouzon, 08
« Anamorphoses», La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
2005
« Métamorphoses », Harmonia Mundi, Strasbourg, 67
2004
« Compositions & Miroirs Liquides », Colombier, Mouzon, 08
« Mondes inversés II », Café de la nouvelle poste, Srasbourg, 67
« Vie des ombres I », Ex-Libro, Strasbourg, 67
2003
« Mondes Inversés II », Office du tourisme de Gambsheim, 67
« Mondes Inversés », La Stauberie, 25ème salon d’art Seloncourt, 25
« Fragments de tempête », La Boite à Boîtiers, Strasbourg, 67
« Mondes Inversés II », Centre Culturel de Seloncourt, 25
2002
« Vie des ombres I & II », Lilly France, Strasbourg, 67
2001
« Mondes Inversés I », Opéra café, Strasbourg, 67
« Mondes Inversés I », La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
2000
« Photo-Graphisme », Air France Siège, Roissy, 75
« Vie des ombres I », La Boîte à Boîtiers, Strasbourg, 67
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2007
« Métamorphoses » Galerie Alpha 7, Freibourg (D)
2006
« Traces », Festival entrelacs, Gérardmer
2005
« Liberté pour F. Aubenas et H. Announ », Chambre à Part, Strasbourg, 67
« Métamorphoses et Compositions », La Grange, Weyersheim, 67
2004
« Fragments de tempête », Festival Art & Nature, Strasbourg 67
2003
« Fragments de tempête », Stimultania, Strasbourg, 67
Depuis 2002
Participation au projet du « Set de survie artistique », mené par D.Hurstel
2000/2001
Babel Arts, Strasbourg, 67
2000/2002
Campagn’art, Neuwillers-lés-Savernes, 67
1999/2006
Ateliers Ouverts et Place des arts, 67
MÉDIAS
2002/2005
France 3 Alsace, Radio France Bleue, Magazine Repères, D.N.A et L’Est Républicain




